Outre mes projets plus ou moins solo avec les Airborne Particles, la musique de courts métrages et quelques aspirations de réalisation, j'ai récemment rejoint le groupe DUNST! comme bassiste. Un retour aux sources si j'ose dire, mais qui me fait prendre conscience du chemin parcouru depuis mes premières notes de basse en 1994. C'est agréable de rencontrer de nouvelles personnes, de nouveaux musiciens, de s'intégrer à un projet déjà existant, d'en respecter l'esthétique, d'y apporter ce qu'on peut. D'autant plus qu'il s'agit là d'une musique comme je n'en avais jamais abordée : pop / rock lorgnant du côtés des années 70 et 80, avec beaucoup de claviers, d'orgues, quelques arrangements disco ou progressifs, etc...
Bref, c'est très frais et ça fait du bien ! Je remercie bien fort Yoan, Clément et Zuaili de m'accueillir, et j'espère faire une longue route en leur compagnie !
Donc à partir de là, pour vous, les choses sont assez simples :
1) Aller écouter sur www.myspace.com/dunstit
2) Venir voir en concert (première date avec votre serviteur le 2 novembre au Saint des Seins à Toulouse)
3) Se préparer mentalement à acquérir l'album qui sort début 2011 (et qui est excellent : je peux le dire en toute objectivité, je n'ai pas joué dessus !)
4) En parler (en termes élogieux si possible) à ses amis, ses ennemis, sa famille, ses collègues et ses voisins.
5) Se sentir aimé par le groupe reconnaissant, si vous avez correctement effectué les tâches 1) à 4)
6) Partager cet amour lors d'un autre concert ou en envoyant une carte postale au fan club officiel du groupe.
merci !
mardi 26 octobre 2010
KIRSTEN ?
jeudi 14 octobre 2010
mardi 12 octobre 2010
DIGITAL BATH
J'évoquais il y a quelques temps ma joie de trouver une façon moderne et équitable de diffuser ma musique : J'ouvre aujourd'hui officiellement une boutique digitale, qui permettra à tous d'écouter l'intégralité de mes disques et d'en acheter les pistes (en album ou séparément). J'espère que la possibilité d'écouter intégralement mon répertoire apportera un nouvel éclairage aux auditeurs.
L'investissement dans la production d'une version numérique d'un album étant bien moindre que pour une version "physique", j'envisage sérieusement d'alimenter la boutique régulièrement avec de nouveaux projets. Je pense que la logistique plus légère de cette méthode pourrait abattre les dernières barrières à la créativité.
www.akiradigital.com
jeudi 12 août 2010
SOUNDTRACKS
Vous pouvez y jeter un œil (et une oreille !) ci dessous :
Inverses from Vincent Van on Vimeo.
Les premiers retours que j'ai eus sur cette BO sont très encourageants. Je remercie chaleureusement Vincent et Jonathan pour la confiance qu'ils m'ont accordée, et Days Off, Vincent Gallo et -M- pour l'inspiration.
CAÏD
La semaine prochaine commence le tournage de Caïd, le nouveau métrage de Vincent Vandries et Jonathan Lempernesse. J'ai été convié à ce projet au titre de compositeur encore une fois. Mais cette fois-ci j'ai une visibilité sur le projet dés le stade du scénario (pour Inverses, je suis arrivé quand le montage était presque terminé). Cela nous laisse plus de temps pour discuter avec les réalisateurs de leurs envies, de leurs idées. Une interaction plus grande est possible. Je participerai au tournage, pour m'imprégner de l'ambiance des lieux, des scènes. Egalement pour donner un coup de main technique à ce projet, et bien sûr pour rencontrer l'équipe. Car même si les moyens techniques aujourd'hui nous permettent beaucoup de choses, sans ce type de rencontre et d'échange, je n'aurais jamais eu l'occasion de composer pour Inverses, finalement.
Cette nuit j'ai eu assez d'inspiration pour proposer aux réalisateurs quelques idées de thèmes musicaux. Peut être qu'ils plairont. Peut être que cela jouera sur leur manière de tourner, un peu ? Qui sait jusqu'où l'interaction ira ?
Je vous invite à suivre le blog de ce nouveau projet :
http://caidlefilm.wordpress.com/
dimanche 6 juin 2010
JURASSIC PARK
La modification des pratiques de consommation culturelle ces 10 dernières années m'effraie. Je suis un enfant du support physique (CD notamment) et j'ai beaucoup de mal avec le téléchargement, surtout celui qui est illégal. Bon, a priori, je viens de perdre 50% de mon lectorat, qui pensera que je ne suis qu'un artiste près de ses sous, qui n'a de cesse de diaboliser le pauvre mélomane. Tant pis. Pour les 3 personnes qui restent, sachez que je ne serai pourtant pas un dinosaure ! Je ne vais pas m'éteindre sur les cendres des albums physiques invendus, sous les effets de l'astéroïde-crise du disque. Il aura fallu du temps, beaucoup de réflexion, mais je crois que je viens de tourner une page dans la diffusion de ma musique. Et du coup dans la façon de créer aussi. Je me sentais déjà particulièrement libre à ce sujet, mais j'ai la sensation d'avoir encore brisé une barrière. Plein d'idées me viennent. On en reparle bientôt.
mardi 1 juin 2010
ACTION !
Dans la catégorie "Il peut faire autre chose que des disques", le projet du moment est un vidéoclip. Je sais aussi faire un curry vert de poulet au lait de coco, riz basmati à l'oignon et poireau, peut être même mieux qu'un clip. Mais là n'est pas la question. Ou en fait si. Car c'est la première fois que je me penche aussi profondément dans la création audiovisuelle. Compiler des images de tournée et leur donner du sens en les montant dans le bon ordre, ça n'a rien à voir avec la création. Il y a une narration et des choix esthétiques, mais ça n'a pourtant rien à voir avec la création. La réalisation du documentaire En vivre est un problème sur Psykup m'a comblé, c'était une expérience incroyable que de se faire l'écho du groupe et des événements qu'il a vécus. C'est le rôle de documentariste, sa fonction de témoin et l'honnêteté qu'il doit au sujet qu'il filme, qui m'ont permis de dépasser ma peur intime de la création audiovisuelle.
Filmer des oeuvres de fiction, c'est un rêve qui a entêté l'adolescent que j'étais, au point de ne m'en laisser que le goût amer de ne pas l'avoir réaliser. Vous noterez qu'on réalise ses rêves en se construisant comme on réalise un film, ou qu'on réalise que l'on n'y arrivera jamais. En français c'est le même mot. Donc filmer, c'est prendre conscience et grandir. Intéressant. Ainsi, à un moment de la vie où apparemment beaucoup de choses s'affirmaient, les frustrations n'échappèrent pas à la règle, se muant en complexe de légitimité et autres blocages créatifs. Et puis un beau jour, cette appréhension s'évapore. Levant le voile sur une terre en friche, un champ de créativité depuis longtemps en jachère. Le champ des possibles.
J'ai connu Terence "Tesh" Chevrin grâce à Baptiste B. Ils étaient en école audiovisuelle ensemble. Tesh est un grand passionné, méticuleux et opiniâtre. Ce sont ses rêves qui le portent, et non l'inverse. Il sait alors se faire léger pour qu'ils puissent l'emmener le plus loin possible. Il a déjà fait des milliers de kilomètres depuis sa Nouvelle Calédonie natale pour donner corps ici à ses projets, et n'a pas peur de continuer sa route par delà les océans pour les réaliser. Avant de reprendre son chemin, il m'a proposé de filmer une vidéo pour Here Below (extrait de l'album The Seas). Nous nous sommes vite trouvé une envie commune de simplicité et d'efficacité, dictées sans doute par le manque de moyens. Cela a été salutaire, car sur un cahier des charges ainsi allégé au maximum, nous avons bâti un concept à côté duquel nous serions certainement passé si nous avions succombé à la folie des grandeurs. A l'occasion, je vous en dirai plus à son sujet. Pour le moment, je peux juste avouer qu'il donne un sens à beaucoup de choses dans ma vie. Même à ce jour où l'adolescent que j'étais (le même qui s'entêtait à vouloir filmer des oeuvres de fiction tout à l'heure) a préféré s'acheter une nouvelle basse plutôt qu'un scooter, enterrant ainsi à la campagne les délices de l'émancipation et du vent dans les cheveux.
Le tournage se déroulera dans les jours à venir, sur Paris et en studio. Yohan et Baptiste B. seront évidemment de la partie. A la fois comme interprètes ayant enregistré ladite chanson, et comme interprètes des rôles que nous avons préparés avec Tesh. Tiens donc, c'est amusant, c'est le même mot encore une fois. Si en plus ils pouvaient être les interprètes qui traduiraient nos aspirations artistiques au public, la boucle serait bouclée !
Travailler avec Tesh est très stimulant, car il a la gentillesse de me laisser m'amuser avec la casquette de co-réalisateur. Nous partageons beaucoup sur ce projet, qui a une grande valeur symbolique pour moi. Terence le nourrit de ses connaissances techniques et de ses idées, et m'apporte énormément. J'espère que je pourrais lui offrir autant en retour. Ce sont ses rêves qui le portent, quand d'autres portent les leurs comme on traîne un boulet. Il m'a fait comprendre de quel côté j'étais. Je dirais même plus : il me l'a fait réaliser.
dimanche 2 mai 2010
RENDONS A CESAR...
Je parle régulièrement sur ce blog de films, de disques, d'artistes qui me touchent. Quand je relis de précédents posts, je me rends compte combien j'oublie souvent l'essentiel. Non pas que ce que j'évoque ici soit faux, mais je me suis étonné aujourd'hui de ne pas avoir parlé de 2 films qui m'ont électrisé ces derniers temps :
VALHALLA RISING (le guerrier silencieux)
J'avais adoré la trilogie Pusher de Nicolas Winding Refn. Son Bronson valait aussi le coup d'oeil. Ce réalisateur m'intrigue car il parvient toujours, à partir d'un pitch déjà réjouissant (une trilogie naturaliste sur le petit banditisme de Copenhague, un portrait du détenu le plus violent d'Angleterre...), à pondre des films qui surprennent encore plus. Le traitement, l'angle d'approche qu'il adopte les rendent tellement plus profonds que ce que leur concept initial peut laisser présager...
Alors quand j'apprends qu'il sort un film de Vikings avec un Mads Mikkelsen borgne, muet et aussi énigmatique que violent, je jubile. Et quand le métrage est au final une épopée métaphysique, lancinante et ténébreuse, je reste sans voix. Une oeuvre radicale, sans concession, d'une beauté rare. Un rythme qui prend le temps de contempler la nature autour de ces hommes perdus, et de chercher dans leur moindre geste la réconciliation entre l'humanité, l'âme et les éléments. Et cette musique, drone tourmenté qui gronde comme un derviche tournerait...
TETRO
Le film est sorti à la toute fin de 2009. Le Divin Enfant, qui s'est placé tout de suite en tête d'un éventuel palmarès personnel de l'année écoulée en matière de cinéma. Un retour magnifique du parrain Coppola aux affaires, car Tetro est non seulement un bon film, mais également un bon Coppola. Et la différence est incroyable, vraiment. Comme celle qu'il y a entre manger une belle pièce de viande, et la savourer préparée par un grand chef. Le film est d'une maîtrise formelle et narrative impressionnante. Le scénario, le second qu'écrit Coppola himself, et qu'il veut ouvertement autobiographique, est d'une grande richesse symbolique, et donne aux spectateurs de quoi être remués pour longtemps. D'autant plus qu'il filme ça dans une esthétique à la fois totalement contrôlée, mâitrisée de bout en bout, mais tellement naturelle et vivante.
Et puis je ne peux pas parler de ce film sans dire tout le bien que je pense de Vincent Gallo. Il ne joue pas le rôle de Tetro, il est Tetro. Il lui offre son charisme, son épaisseur, son intensité, sa fragilité, son arrogance. Cet homme est un artiste étrange, à la fois acteur, réalisateur, musicien, plasticien... surtout connu pour son côté provocateur et caractériel, il montre dans ses oeuvres personnelles (son album When, lo-fi jazzy et mélancolique, et ses films Buffalo'66 et The Brown Bunny, road movies dépressifs et écorchés) une facette tellement fragile de lui, qu'on se demande si là n'est pas l'essentiel du personnage, derrière son masque grimaçant. Buffalo'66 m'avait intimement bouleversé, je l'ai vu trois fois au cinéma, plusieurs dizaines de fois en VHS, et en ai écouté la BO pendant des heures. Vincent Gallo m'a apporté beaucoup, sur le plan émotionnel et artistique. Ce personnage grinçant qui laisse sa fragilité s'exprimer pleinement dans une oeuvre pluri-disciplinaire me touche et m'inspire. Je lui dois beaucoup.